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Feux de forêt

Depuis 1960, les espaces boisés autour de la ville ont été parcourus par de nombreux feux, dénaturant les massifs de la Nerthe, de l'Etoile, du Garlaban, de Saint-Cyr et des Calanques.

Les espaces naturels les plus menacés représentent près de 9 000 hectares, soit environ 37 % de la superficie communale.
Environ 100 000 habitants se situent en zone périurbaine, plus ou moins sensibles au risque feux de forêts.

 

Les feux se produisent préférentiellement pendant l'été mais plus d'un tiers ont lieu en dehors de cette période. La sécheresse de la végétation et de l'atmosphère accompagnée d'une faible teneur en eau des sols sont favorables aux incendies.
Les espaces naturels les plus menacés représentent près de 9000 hectares, soit environ 37 % de la superficie communale.
Sur la période 1973-2019, Marseille totalise 758 incendies pour une surface totale parcourue de 9559 hectares.

L'emploi du feu est interdit à toute période de l'année sauf dérogation conformément à l'arrêté préfectoral 2013354-0004 du 20 décembre 2013.

 

Mesures de gestion du risque

Un Plan de Prévention des Risques Incendies de Forêt (PPRIF) a été approuvé en mai 2018. Il définit les zones exposées au risque feu de forêt en fonction de leur nature et de leur intensité et y réglemente les constructions ou aménagements qui peuvent y être interdits ou admis avec des prescriptions.
 

Pour protéger les personnes et les biens, l'accès et la circulation dans les espaces naturels sensibles sont réglementés en cas de niveau de danger d'intensité très sévère ou exceptionnelle. Une information quotidienne sur ce niveau de danger est assurée en saison estivale via le site internet de la Préfecture.
La surveillance forestière estivale des massifs forestiers est assurée par des patrouilles terrestres et une surveillance aérienne.
Des aménagements de terrain en matière de défense contre l'incendie sont réalisés : pistes d'accès pompiers, pare-feux, installation de citernes d'eau accessibles aux engins terrestres…UE 

Situer sur la carte le risque incendie

 

Les bons réflexes

► Avant l'évènement

  • Débroussailler autour de son habitation.
  • Nettoyer les gouttières, les feuilles peuvent s'y accumuler.

► Si vous êtes témoin d'un départ

  • Informer les marins-pompiers le plus vite possible (18 au 112)
  • Respirer à travers un linge humide
  • Sans vous exposer, attaquer le feu si possible

► Dans la nature 

  • S'éloigner du feu et des fumées le plus rapidement possible

► Une maison protégée est le meilleur des abris

  • Fermer et arroser ls volets, portes et fenêtres
  • Occulter les aérations avec des linges humides.
  • Fermer le gaz et couper l'électricité

 

► Après l'évènement

  • Sortire protégé
  • Étindre les foyers résiduels sans prendre de risque inutile
  • Inspecter son habitation et surveiller les reprises
  • Déclarer le sinistre à l'assurance dans les plus brefs délais.

 

► Consignes de sécurité à respecter :

  • Dégager les voies d'accès
  • Rentrer dans un bâtiment en dur
  • Couper gaz et électricité
  • Fermer les volets
  • Ne pas téléphoner
  • Ne pas prendre la voiture
  • Laisser les enfants à l'école

 

Focus : Les obligations légales de débroussaillement

Les obligations légales de débroussaillement (OLD) visent à diminuer l'intensité du feu, en diminuant la biomasse combustible et à créer une discontinuité du couvert végétal afin de ralentir la progression du feu. Chaque particulier, résidant dans une zone soumise au risque feu de forêt, est soumis à l'obligation légale de débroussaillement (OLD), qui est encadrée par le Code Forestier et des arrêtés préfectoraux. Cette obligation constitue l'élément majeur de la prévention des incendies.

 

Les obligations générales

L'article L.134-6 du Code forestier prévoit une obligation de débroussaillement :

  • autour des constructions, chantiers et installations de toute nature, sur une profondeur de 50 mètres ;
  • autour des voies privées donnant accès à ces constructions, chantiers et installations de toute nature, sur une profondeur de 10 mètres de part et d'autre et sur une hauteur minimale de 4 mètres ;
  • sur la totalité des terrains situés en zones urbaines définies par un document d'urbanisme (POS, PLU, …). sous certaines conditions.

 

Les principes généraux

La mise en oeuvre du débroussaillement
Elle vise à maintenir un espacement entre les arbres situés dans la zone à débroussailler pour éviter que le feu ne se propage :

  • par le traitement "pied à pied" : les feuillages doivent être distants d'au moins 2 m les uns des autres ;
  • par le traitement "par bouquets d'arbres" dont la superficie ne peut excéder 50 m², chaque "bouquet" étant distant d'au moins 5 m de tout autre arbre ou arbuste et de 20 m de toute construction ;
  • couper les branches basses des arbres sur une hauteur de 2 m ;
  • couper les branches et les arbres isolés situés à moins de 3 m d'une ouverture (porte, fenêtre...), d'un élément apparent de charpente ou surplombant le toit d'une construction ;

 

Élimination des végétaux coupés :

  • couper et éliminer tous les bois morts et les broussailles ;
  • éliminer les végétaux coupés par broyage, compostage, par évacuation en décharge autorisée ou par incinération en respectant la réglementation sur l'emploi du feu et le brûlage des déchets verts .

 

Les zones concernées par le débroussaillement obligatoire :


L'obligation de débroussaillement et son maintien en état s'appliquent aux propriétaires de terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts. Le non-respect du débroussaillement est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 1500 euros.

 

L'information préventive

L'information préventive est un pilier essentiel dans la mise en oeuvre effective de la politique de prévention des risques majeurs. Elle permet au travers de l'amélioration des connaissances l'adoption par les citoyens de comportements adaptés aux menaces. Cette information se fait au travers du Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM), des campagnes d'information sur les risques naturels et technologiques et de l'information acquéreur locataire (IAL).

La Ville de Marseille est doté d'un système automatisé permettant de générer des appels afin de relayer des alertes ciblées géographiquement très rapidement auprès d'une population en cas d'évenement majeur survenant sur la commune (exemple inondations, tempêtes, accidents industriels, …).